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Baronnie citée en
1199 et confirmée par un arrêté du Parlement datant du 15 Janvier
1323 ; TREBAS s’est développé autour des bases médiévales et des
fortifications , ( dont il reste encore trois portes) à la fin du
XVIII ème et au début du XIX ème siècles.
En 1789, Trébas est rattachée à la sénéchaussée de Toulouse et au
diocèse d’Albi. L’église est dédiée à « Saint Blaise » qui est
toujours fété au mois de Février..
La population qui s’élevait à 280 habitants en l’an VIII, est montée
au maximum à 662 en 1846 pour se maintenir de nos jours à environ
350 habitants. Abrité par les collines environnantes ; le village
s’étend au bord du Tarn, au sud- est du département ; limitrophe du
Sud-Aveyronnais. Malgré la succession des époques l’habitat conserve
l’esprit et la couleur du « Ségala» : maisons en murs de pierres
couverts de toits de lauzes.
Le nom de Trébas est issu du mot gaulois « treb » = domicile.
Le blason est « d’or » à un « trèfle de gueules. »
Le 8 Thermidor de l’An VIII il fut procédé à l’adjudication du bac
pour traverser le Tarn. La construction du pont de Villeneuve
(1880-1887) modifia quelque peu la situation des bacs dans la région
et celui de Trébas fut supprimé en Avril 1887 au grand dam
d’agriculteurs de Curvalle et de Trébas qui possédaient des terres
des deux côtés du Tarn et qui devaient faire à pieds un détour de
plus de quatre kilomètres, sans route carrossable. Il y eut donc des
passeurs particuliers jusqu’au 11 juin 1889 où intervint une
décision ministérielle approuvant l’établissement d’un double
passage d’eau, lieu-dit Saint Pierre, au confluent du Tarn et du
rance. ( mais d’après les rumeurs il semble que le bac de Trébas ait
fonctionné jusqu’à la veille de la seconde guerre).Son souvenir est
entretenu dans la toponymie par le moulin de la rive gauche dit « le
port » et par, sur la rive droite la présence du support de
l’estacade (quadrilatère de poteaux jointifs enfoncés dans le roc
dépassant de l’eau.)
Actuellement, un marché de pays se tient tous les Dimanches de
Juillet et Août, mais en 1875, se tenaient cinq foires, au village
puis ensuite une par mois ( la foire de Noël spécialisée dans les
porcs gras ). Elles prirent fin au lendemain de la seconde guerre La
commune a su conserver une partie de son activité agricole (vergers,
miellerie, élevages d’ovins pour le lait entrant dans la fabrication
du roquefort et de bovins pour la viande réputée du veau du Ségala,
élevages de canards et de pigeons.) De nos jours, elle se tourne de
plus en plus vers le tourisme rural qui se développe dans la région
de façon significative. Une base de loisirs accueille les nombreux
touristes autour des activités liées au Tarn,
canoë, kayak, baignades, promenades le long
de la rivière, guinguette ainsi que randonnées pédestres, équestres,
avec des ânes, en VTT , tout autour de la vallée.
Histoire des Sources
L’utilisation des
eaux de Trébas les bains remonterait aux temps les plus anciens.
Elles étaient connues à l’époque Gallo-Romaine (en attestent des
monnaies et médailles retrouvées en remaniant le captage, ainsi que
des débris d’amphores avec des marques de potiers et des monnaies
romaines parmi lesquelles un moyen-bronze de Germanicus.)
Les propriétés curatives et thérapeutiques des eaux
cuivrées,ferrugineuses,lithinées des trois sources furent
redécouvertes durant les années 1800 et la station thermale prendra
un essor important et l’activité se maintiendra jusqu’au milieu du
XX ème siècle. ( au XIX ème siècle l’état y envoyait de vieux
militaires blessés dans les guerres de la République et de l’Empire
.Pendant la Restauration la station était fréquentée par les grandes
familles du Midi. |